Top 10 de mes séries préférées : derrière le petit écran

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Je suis une grande consommatrice de séries.

J’aime le fait qu’une histoire s’inscrive dans la durée, j’aime retrouver les personnages d’un épisode à l’autre (comme je l’ai déjà dit, je m’attache beaucoup aux êtres fictifs).

Je préfère même une bonne série à un film, qui me laisse souvent une impression d’inachevé.

Voici le top de mes 10 séries préférées, celles qui m’ont le plus marquée. J’ai renoncé à les classer par ordre de préférence (celui-ci change tous les jours) et j’ai préféré me rabattre sur l’ordre chronologique.

 

série Seinfeld1. Seinfeld (1989)

Cette série présente les aventures de Jerry Seinfeld, comédien de stand-up incapable d’avoir une relation normale avec une femme, et de ses 3 amis, tous aussi dérangés que lui :

Elaine, gaffeuse incontrôlable et autoritaire, est l’ex de Jerry avec laquelle il entretient de très bons rapports.

George Costanza, petit, chauve, radin, paranoïaque, égoïste, dépourvu de toute moralité, est le meilleur ami de Jerry.

Kramer, le voisin, complètement allumé, tenant des propos souvent incohérents et possédant une garde-robe totalement loufoque, ce personnage fait néanmoins souvent preuve d’un bon sens étrange et d’une grande gentillesse.

Il est très difficile de résumer le synopsis de cette série basée sur des faits quotidiens banals et sans intérêt. Tout repose sur les dialogues acérés et savoureux. Seinfeld doit impérativement être vu en anglais, la version française étant tout simplement intolérable.

 

2. Dream on (1990)

Martin Tupper, éditeur, partage la garde de son fils avec son ex femme qu’il aime toujours. Cela ne l’empêche pas de collectionner les conquêtes féminines avec plus ou moins de succès.

L’originalité de cette série réside dans la matérialisation des pensées du personnage principal sous la forme d’extraits de films des années 50 et 60 qui ont bercés son enfance.

Les personnages sont attachants et drôles (mention spéciale au patron de Martin, Gibby, tout simplement extraordinaire), les situations rocambolesques. Les créateurs de la série, David Crane et Marta Kauffman, ont arrêté l’écriture de celle-ci en 1994 pour se consacrer à un autre projet : Friends

 

série Friends 3. Friends (1994)

La série qu’on ne présente plus a accompagné mon adolescence. Elle fonctionne sur un principe tellement astucieux qu’elle ne pouvait que cartonner. Les aventures de ces amis co-dépendants les uns des autres, figés dans une sorte d’adolescence prolongée sont mises en valeur par des dialogues très bien écrits et un rythme très soutenu. On sent que chaque plaisanterie, chaque situation, est soigneusement étudiée. Même si je préfère la version originale, pour une fois la version française ne s’en tire pas trop mal et reste regardable.

Le spectateur est obligé de s’identifier à l’un (ou même plusieurs des personnages).

Côté féminin, nous avons Monica la psycho-rigide maniaque et autoritaire qui incarne le rôle maternel et protecteur; Rachel l’écervelée immature qui va pourtant réussir à s’assumer et à ne plus dépendre de ses parents; et Phoebe, l’excentrique au grand cœur.

Côté masculin, on trouve Ross l’intello coincé et malchanceux; Chandler le looser cynique; et Joey le playboy narcissique et crétin.

J’ai suivi avec émotion les retrouvailles et les déchirements du couple Ross/Rachel, même si je n’appréciais pas vraiment ces deux personnages. J’avais plutôt un faible pour Chandler que je trouvais très attirant, justement grâce à son côté décalé et son humour parfois discutable. Et comme sans doute beaucoup de téléspectateur, j’aurais adoré que Joey et Phoebe finissent ensemble.

La présence de nombreuses guest stars apporte aussi beaucoup de charme à cette série que je regarde toujours avec autant de plaisir, l’épisode final arrivant même à me tirer quelques larmes à chaque fois.

 

série my so called life4. My so-called life (1994)

Cette série a sombré dans l’oubli et c’est vraiment dommage car il s’agit de la série la plus juste sur l’adolescence que je connaisse. Pas de complaisance ou d’euphémisation. Ici, on appelle un chat un chat.

Angela (Claire Danes) vit avec ses parents et sa soeur. Elle entre au lycée et se fait des nouveaux amis : Rayanne, une jeune fille très délurée et Ricky, jeune homosexuel fragile. Elle essaie de mettre de la distance avec son passé et ses anciens amis pour trouver sa véritable personnalité. Elle tombe aussi amoureuse du beau Jordan Catalano (Jared Leto).

Loin des stéréotypes angéliques sur l’adolescence, la série en présente tous les affres sans fard : les relations amoureuses compliquées, la manipulation, la jalousie, les rivalités, la quête de l’identité, la souffrance, les relations problématiques avec les parents, les amitiés inattendues, l’homophobie, les addictions …

Les problèmes des adultes sont aussi évoqués : les difficultés de couples, les remises en questions, les changements professionnels, la perte de l’individualité, la réduction des possibilités, l’éducation des enfants, l’adultère …

Les acteurs sont justes, les rôles très travaillés. Là encore, on est loin de l’aspect lisse et manichéen des séries pour adolescents. Les personnages obéissent parfois à des pulsions, agissent mal ou de manière irrationnelle. Certains sont même franchement déplaisants. Ils évoluent au fil de la série, au gré des événements ou de leur relation avec les autres.

Cette série n’a connu qu’une seule saison, en dépit d’un énorme cliffhanger dans le dernier épisode.

 

5. That’ 70s Show (1998)

 

A la fin des années 70, dans une petite ville du Wisconsin, 6 amis se retrouvent fréquemment dans le sous-sol de la maison des Forman.

Eric Forman, timide et dominé par son père.

Donna, sa petite amie, garçon manqué et autoritaire.

Jackie, bimbo écervelée et égocentrique.

Kelso, (Ashton Kutcher) beau garçon complètement stupide.

Hide, très intelligent et révolté.

Fez, étudiant étranger à l’origine incertaine.

Ces adolescents trompent leur ennui en consommant des substances illicites, en menant de grandes conversations philosophiques et en taggant le château d’eau de la ville dans un décor délicieusement kitsch .

Chaque personnage est complètement loufoque à sa façon (mention spéciale à Kitty, la mère d’Eric en infirmière légèrement alcoolique et dépressive). Les épisodes sont très drôles, tout en légèreté et en décalage.

 

série six feet under6. Six feet under (2001)

Une série magnifique d’un bout à l’autre. La seule dans laquelle je n’ai jamais trouvé un temps mort, une saison un peu moyenne.

Le sujet est pourtant risqué : les Fisher sont à la tête d’une entreprise de pompes funèbres. A la mort du père, les membres de la famille doivent s’organiser pour reprendre l’affaire tout en trouvant leur place. La mort est donc à la fois le décor et le sujet de cette série.

Chaque épisode commence par une mort : celle de la personne qui sera prise en charge dans le salon funéraire. L’humour est noir, très noir mais sous-tend toute la série qui est en définitive très drôle.

Les personnages sont émouvants et fragiles. Nous suivons ainsi :

Ruth, la mère, qui doit retrouver sa vie de femme après s’être consacrée à son mari.

Nathaniel, le fils aîné, qui avait quitté la maison et qui revient après la mort de son père. Il sera obligé d’assumer ses responsabilités en s’impliquant dans l’affaire familiale.

David, le frère cadet, qui reprend l’entreprise avec fermeté mais est en proie à la culpabilité car il refoule son homosexualité.

Claire, la benjamine de 17 ans, mal dans sa peau, artiste anticonformiste qui se déplace dans un splendide corbillard vert.

A ce petit monde s’ajoutent :

Rico, le maquilleur funéraire, qui travaille avec eux et fait quasiment partie de la famille.

Brenda, la petite amie névrosée de Nathaniel, qui forme un couple étrange et dysfonctionnel avec son frère Billy.

Le dernier épisode de la série est tout simplement un chef d’oeuvre, d’une beauté froide, poignante et désespérée. A ne surtout pas regarder un jour de déprime …

 

série skins7. Skins (2007)

Des adolescents paumés, sans repères dans un monde gris, morne et hostile … bienvenue dans Skins. Difficile de présenter cette série dont les héros changent au fil des saisons (trois générations se succèdent) mais ont tous un point commun évident : un mal être très profond. Pour y échapper, ils se réfugient dans les fêtes, les drogues, le sexe …

Des sujets graves sont évoqués, comme l’homosexualité, l’anorexie, la drogue, les grossesses accidentelles, les maladies mentales, la mort …

La série est dure, très dure, et présente une vision sans concession d’une jeunesse à la dérive, qui ne peut se fier à rien ni à personne.

 

série Breaking Bad8. Breaking Bad (2008)

Présente-t-on encore Breaking Bad ? Pour assurer un avenir financier à sa famille, un prof de chimie atteint d’un cancer s’improvise fabricant de méthamphétamines, secondé par un de ses anciens élèves, looser et dealer sans envergure. Il devient alors le redoutable Heisenberg, et se heurte à un marché déjà bien occupé.

La série est nerveuse, très dense et très sombre. On suit avec intérêt la descente aux enfers de Walter White (extraordinaire Bryan Cranston, oui le papa de Malcolm !), homme banal et introverti qui choisit une voie pour le moins … surprenante.  Les personnages secondaires, Jessie, Gus (le maître de Los Pollos), Mike, sont tout aussi géniaux avec une mention spéciale à Saul, l’avocat véreux (qui est d’ailleurs le personnage principal du spin off Better Call Saul).

Breaking Bad ne connaît que peu de temps morts et bénéficie d’un final extraordinaire (ce qui est assez rare pour être noté)

En passant, je ne peux pas résister à la tentation de partager une scène hilarante de Better Call Saul : the sex toilet ! (je n’ai hélas pas trouvé de version sous titrée)

série a licence to clean9. A licence to clean (2011)

Une série allemande très improbable. Schotty est un nettoyeur. Il intervient après les enquêtes policières pour rendre les lieux présentables.

Pas très glamour me direz-vous ? C’est vrai.

Mais cette série est géniale dans son étrangeté absolue. Sous ses apparences de gros beauf, le héros est un homme sensé, gentil et empathique. Des liens profonds se tissent entre les personnages et chaque épisode vire au huis clos philosophique.

Un petit bijou à découvrir absolument !

 

 

10. Broadchurch (2013)série Broadchurch

Cette série a un argument de poids pour moi : David Tennant !

Dans le rôle de l’inspecteur Alec Hardy, un homme secret et taciturne, il crève littéralement l’écran.

Je n’aime pas vraiment les séries policières, mais celle-ci a un charme très particulier. Le fait que l’enquête se déroule dans une petite ville en fait une sorte de huis-clos très oppressant : tout le monde a quelque chose à cacher.

Les acteurs sont excellents, très justes et sobres. La situation dramatique (le meurtre d’un jeune garçon) est exposée sans voyeurisme ni pathos excessif.

Le petit format (8 épisodes) est aussi très plaisant. Il permet de présenter une action concentrée. Pas de bavardages ici, on se concentre sur l’essentiel.

 

Voilà donc mon petit top des mes séries préférées. Il a fallu tailler dans le vif et parfois dans la douleur. Choisir, c’est toujours renoncer …

Qu’ajouteriez-vous à ma petite liste ? Je suis toujours ouverte à de nouvelles découvertes !

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Miss Tcharafi

Mi-femme, mi-cyborg, je jongle entre Hi-Tech, littérature et cosmétiques. J'ai un avis sur tout et je le partage volontiers, d'autant plus que j'ai toujours raison. Mon but ultime est d'être Terminator avec du gloss.

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